La belle planète va mal
28 septembre 2005
Cela ne se remarque peut-être pas lorsque l'on a le nez dessus. Mais, depuis l'orbite terrestre, on voit bien les lambeaux qu'on arrache, jour après jour, aux joyaux tropicaux. En 2050, il ne restera de ces forêts que des vestiges. Cà et là des îlots de nature sauvage.
Les grands singes tels les gorilles, les chimpanzés, les bonobos et les orang-outangs sont les premiers à pâtir de cette honteuse déforestation. Bientôt il n'en restera plus que quelques rares spécimens dans lez zoos, à vous regarder avec leurs grands yeux tristes. Mais il y a aussi les pygmées, les jivaros...
N'avons-nous pas l'impression de piétiner nos origines, d'arracher nos racines? Pouvons-nous encore nous voir en face?
Et puis ce sera le tour de toutes les autres espèces animales et végétales qui devront s'accrocher pour survivre.
L'homme (mais pas l'humanité telle que nous la connaissons) saura peut-être se protéger contre les bouleversements de la biosphère et survivre à ce désordre immense, laissant finalement la place, par mutations successives, à ses inévitables successeurs.
Mais à quel prix? Celui d'exister pour plusieurs millions d'années dans un monde carcéral où la nature n'a plus sa place? Quel sens alors donner à notre existence?
Nous devons à tout prix nous réveiller. Prendre conscience que la vie sur Terre évolue grâce à un fragile équilibre qu'il n'est guère souhaitable de dérégler. Des accords internationaux d'urgence doivent protéger ce qui reste des forêts primaires et de leurs habitants. Il faut aussi stopper net le réchauffement climatique, cause de la perte d'encore plus de biodiversité, en mettant en place des alternatives au pétrole, au gaz et au charbon. Elles existent déjà.
Par ailleurs, voyons les choses en face, il serait bon d'enrayer la propagation narcissique de notre espèce et revenir à un nombre d'habitants plus normal.
Il y va du salut de la terre sacrée de nos ancêtres et de celui de l'homme.
La belle planète va mal car on ne s'occupe pas correctement d'elle, mais
est-ce la seule raison ? il y a un sujet qui semble encore être le tabou absolu : ne devenons-nous pas trop nombreux sur Terre ? même en modérant notre consommation, en recyclant et en économisant, peut-on vivre à 10 milliards d'habitants, ou plus ? et changer de mode de développement suppose une sagesse individuelle et des des nations qui n'existe pas encore, et probablement pas avant très longtemps ...
La prise de conscience se fait lentement, dans les pays favorisés ; les
autres sont en état de survie, ou accèdent très récemment au développement et veulent, légitimement, pouvoir vivre 'comme tout le monde'.
Je suggère que, parallèlement aux informations sur la dégradation de
l'environnement, indispensables, on commence à s'interroger sur des modes de croissance douce ; il faudra plusieurs générations pour cela, et en fait le
problème de fond est plutôt philosophique : quelle est la place de l'homme dans la nature.
Les tensions sociales et les déséquilibres de la biosphère peuvent conduire
l'humanité à une approche des plus horrible : faire la guerre dans le seul
but de réduire la population ...